
noscript tags. Include a link to bypass the detection if you wish.
Cet ancien hôtel de Glandevès, classé monument historique, date de la fin du XIVe siècle. Par donation du roi René, au XVe siècle, il devint la propriété de la puissante famille de la Tour de Brau (lou brau, "les taureaux sauvages"). L’hôtel de la Tour de Brau (entrée du Château) rappelle les fastueuses résidences que firent construire aux Baux les plus puissantes familles de Provence. Bel édifice de la fin du XVe siècle, le visiteur découvre à l’intérieur la salle basse totalement réaménagée. Les ogives des voûtes sont ornées, au niveau des clefs, d'écussons armoriés portant la fameuse étoile à seize branches de la famille des Baux. Deux maquettes rendent compte de l'état du château au XIIIe siècle et à la Renaissance.
La chapelle Saint-Blaise, à proximité de la Maison de la Tour de Brau, fut édifiée au XIIe siècle par la corporation des cardeurs de laine et des tisserands, en l’honneur de leur patron, Saint-Blaise. La chapelle est un bel exemple de l’architecture romane en Provence. La chapelle accueille un film : La Provence vue du ciel.
Face à la chapelle, le cimetière domine le Val d'Enfer, ruines des anciennes carrières où ne subsistent que de vastes portiques dont les ombres dessinent des formes inquiétantes et fantastiques. Charme et légendes planent sur ce lieu où reposent le peintre de la Provence, Yves Bayer et le poète André Suarès (1868-1948), l'ami d'André Gide, de Paul Claudel ou de Charles Péguy.
L’Hôpital de Quiqueran fut édifié entre 1542 et 1583 sur la volonté de Jeanne de Quiquéran, épouse d'Honoré des Martins, gouverneur des Baux. Rebaptisé plus tard "Hôtel Dieu et charité des Baux", il ne ferma qu’en 1787.
Mis autrefois à la disposition des villageois par les seigneurs des Baux, moyennant redevance, le moulin évoque la Provence typique de Mistral ou Daudet. En effet, le Moulin à Vent est l’un de ceux qui inspira Alphonse Daudet dans son œuvre Les lettres de mon Moulin. Seule la tour subsiste encore aujourd’hui.
A l’extrême pointe, sur un promontoire, est érigé un monument à Charles Rieu (1846 – 1924), « Charloun dou Paradou », poète paysan, chantre des Baux, auteur des Chants du terroir publiés en 1897. Son regard de pierre scrute désormais à jamais le panorama extraordinaire qui s'étend devant lui, des Alpilles à l'étang de Berre.
Située au sommet du contrefort rocheux, elle ferme le château au Sud et protège ainsi avec la Tour de Bannes, l’accès par la Porte « de l’Auro », la Porte du Vent du Nord. Elle était destinée à prévenir le retour de la terreur sarrasine. Ces structures appartenaient à un ingénieux système défensif imaginé pour égarer les importuns qui, croyant pénétrer dans le château, étaient repoussés sous les murs de la forteresse. Fausses portes et accidents de terrain trompaient ainsi les assaillants.
A l’entrée du château s’élève la chapelle castrale. Connue à l'origine sous le vocable de la Vierge Marie, elle est dédiée à Sainte Catherine depuis le XVIe siècle. La chapelle castrale s’inscrivait dans l’enceinte protégeant symboliquement l’entrée du Château, comme il était courant au Moyen Age. Remaniée, elle présente aujourd’hui des travées voûtées d’ogives avec formerets, liernes et tiercerons mais a toutefois conservé ses structures romanes qui en font le témoignage le plus ancien visible au château.
Au cœur de la citadelle, se dresse le Château des Baux. Son donjon constitue le vestige le plus représentatif de cette architecture militaire. Ancré dans le roc depuis le XIIe siècle, il semble être l’ultime rempart de cette forteresse imprenable. Des vestiges décoratifs parent les hauts murs : des culots sculptés et ornés montrent Saint-Michel terrassant le dragon et le griffon. Le socle du donjon supporte une stèle votive gallo-romaine ; le mystérieux relief des Trémaié (ou des Trois Maries) où les fidèles croyaient apercevoir les effigies de la Vierge, de Marie Jacobé et de Marie Salomé.
De gigantesques machines de siège, réalisées en grandeur réelle d'après des croquis du XIIIe siècle, permettent aux visiteurs de tout âge de comprendre les tactiques militaires médiévales et même de manier ces machines spectaculaires.
Le trébuchet, le couillard et la bricole fonctionnent et tirent de véritables projectiles sous les yeux des spectateurs fascinés.
Le trébuchet du Château des Baux mesure 16 mètres de haut. C’est un modèle unique, doté de roues à carrier contrairement aux trébuchets plus basiques avec un armement à treuil.
Le couillard est composée de deux huches articulées qui facilitent la manutention de l'engin en divisant par deux les charges à manier. Cet engin pouvait ainsi projeter des boulets de pierre de 35 kg à 180 m à une cadence de 10 tirs à l'heure.
La bricole pouvait projeter un boulet de 10 à 30 kg par minute.
Grâce au bélier, les lourdes portes des forteresses assiégées étaient défoncées. Mue d'avant en arrière, la longue poutre armée d'une tête de fer était abritée des projectiles par une solide charpente.