A la Renaissance, l’art du portrait se développe et devient un genre stable pratiqué par la plupart des peintres d’Europe occidentale. A partir de cette époque, l’individu devient le centre des préoccupations artistiques et le portrait s’affirme comme un genre autonome.
Cette salle présente l’art du portrait à travers l’exemple de quelques grands peintres du Nord, allant des Primitifs Flamands aux artistes du XVIème siècle.
Van Eyck s’applique à donner une nouvelle substance, une nouvelle lumière aux couleurs, afin de traduire, avec le plus de vérité possible, les détails réalistes des sujets peints. L’exposition présente le L'homme au chaperon bleu, le plus ancien portrait de Van Eyck, dans lequel l’homme propose une bague de fiançailles à sa bien-aimée.
Memling fut l’un des artistes flamands qui s’illustra le plus brillamment dans ce domaine. Costumes et visages sont peints avec la plus grande délicatesse et les carnations sont reproduites avec une grande subtilité, donnant un air noble et doux à ses sujets. Il propose un Portrait d’homme lisant, dans lequel la finesse des détails est également remarquable : fourrure, chaire, pages dorées sont d’un réalisme étonnant. Dans le domaine du portait, il fut le premier artiste flamand à introduire en arrière-plan un paysage, qu’il traite également avec une grande minutie.
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