Le paysage, comme genre pictural, se développe lentement à partir de la fin du Moyen Age, lorsque l’épanouissement de l’art du portrait commence à exiger un décor. Le paysage est alors un « fond de scène », à l’arrière-plan, utile pour mettre en valeur des visages ou des scènes religieuses au centre de l’espace pictural. Destiné à n’être qu’un fond, travaillé indépendamment des autres figures, les éléments du paysage s’organisent peu à peu, pour devenir à la Renaissance un ensemble autonome. Le goût du détail et le style réaliste des peintres du Nord font rapidement de ce genre l’une de leurs spécialités.
Bruegel eut une influence considérable, au sein de l’école flamande, sur l’art du paysage. Il offre ses lettres de noblesse à ce genre considéré comme mineur, en présentant dans un décor naturel ou villageois des scènes de la vie populaire : fêtes, travaux des champs, jeux d'hiver.
Mort à l’âge de 44 ans, Bruegel l’Ancien laisse un héritage artistique important, ainsi qu’un atelier très actif. Trop jeune pour recevoir directement l’enseignement pictural de son père, Brueghel Le Jeune reprend, une fois adulte, la tête de l’atelier paternel. L’influence de Bruegel l’Ancien ne toucha pas seulement son fils et les membres de son atelier mais aussi de nombreux artistes flamands, qui désormais allaient consacrer une attention grandissante à l’art du paysage, également au sein des autres genres picturaux.
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