Les Primitifs Italiens
11 MARS
21 JUIN 2009
La vie de l'expo
Entrez dans les coulisses
de l'exposition
Musée Jacquemart-André, Institut de France Institut de France Musée Jacquemart-André
Téléchargez
l'audioguide
Téléchargez l'audioguide
Présentation
Parcours de l'exposition

L’École siennoise

Si les premières salles sont consacrées à l’école siennoise, c’est en raison de leur ancienneté et du nombre de panneaux de la collection d’Altenbourg qui lui reviennent. On ouvre en effet ce parcours avec une série de compositions représentant différents épisodes de la Vie du Christ, formant le décor d’un grand retable d’autel. Ces peintures sont aujourd’hui attribuées à Guido da Siena, et relèvent de ce style « byzantin » qui caractérise cette époque (vers 1280).
Elles sont suivies par un ensemble reconstitué, formant à l’origine un polyptyque, aujourd’hui donné à Lippo Memmi, l’alter ego de Simone Martini, et tous deux figures de proue de cette école au cours des années 1320.

En regard, l’exceptionnel Christ de douleur de Pietro Lorenzetti propose une vision privée de la dévotion religieuse et par l’illusionnisme de sa représentation, il offre également une alternative à la vision gothique de ses contemporains. Cette orientation n’est cependant pas suivie par les artistes de cette génération, et d’Andrea Vanni à Paolo di Giovanni Fei, on assiste au triomphe de cette expression, souvent qualifiée de style gothique international.

La première moitié du XVe siècle est représentée par un groupe d’artistes, de Giovanni di Paolo à Sano di Pietro dont les oeuvres, toujours issues de cette production religieuse, exaltent et la richesse chromatique et la qualité expressive, puis on découvre vers 1450, une nouvelle aspiration à un réalisme plus formel ou à une ampleur également décorative qui trouvent sa meilleure illustration dans la production d’un Pietro di Giovanni di Ambrogio dont on reconstitue ici l’un des polyptyques.

En parallèle à ces derniers feux, une Vierge à l’enfant de Liberale da Verone, exquise de délicatesse, ou l’Adoration des mages de Michele di Michele Ciampanti (vers 1470) montrent qu’à la fin du XVe siècle, la vitalité de l’école siennoise a tendance à s’épuiser dans des formules, certes brillantes, mais néanmoins archaïques au regard des innovations qui apparaissent à Florence à la même époque.


Découvrir l'école florentine

précédentPrécédent
Suivantsuivant

Christ de douleur
Pietro Lorenzetti
Tempera sur panneau de bois, vers 1330
Musée Lindenau, Altenbourg
© Bernd Sinterhauf, Lindenau Museum, Altenburg, 2008

 

 

© Culturespaces, mars 2009 - Crédits et mentions légales

Musée Jacquemart-André
158, Bd Hausmann 75008 Paris
Métro Miromesnil
Billets Achetez
votre billet
en ligne
Audioguide de l'exposition Téléchargez
L'audioguide
de l'exposition